<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title><![CDATA[cercle la rupture congo]]></title><description><![CDATA[Articles]]></description><link>http://www.cercle-larupture.com/</link><copyright><![CDATA[Copyright cercle la rupture congo]]></copyright><generator>sNews CMS</generator><item><title><![CDATA[CONGO-BRAZZAVILLE : LE DRAME  DE  L’OBSESSION DES ARMES]]></title><description><![CDATA[     

  De la vaste culture chinoise  enseignée par l’éminent écrivain   Alain Peyrefitte  ,  nous avons appris que le pouvoir lit dans les consciences et qu’à cet effet, il  a un système de commandement aussi délicat qu’un mécanisme d’horlogerie.  
  Au Congo, il semble que le  mécanisme a disjoncté et que les opérateurs sont pris au dépourvu, faute de  n’avoir pas su établir un cadrage solide et cohérent avec des composants  adéquats.   
  Loin de moi l’idée de jouer  les  Cassandre, c’est avec une colère  saine que je reprends ma plume pour exprimer mon indignation.  Il faut le dire,  c’est bien le temps de l’apocalypse et  ce qui devait   arriver arriva… A  force de trop  jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts. Un régime qui passe le  clair de son temps à importer des quantités impressionnantes d’armes de guerre,   pour se protéger contre…son peuple,  ou  à  rivaliser d’imagination dans l’intrigue, finit un jour par se casser les dents.  Le problème serait moins grave, s’ils étaient les seuls à pâtir des  conséquences de leur goût immodéré pour les armes. Malheureusement, c’est  encore le peuple qui paie le lourd tribut.   
  Plus de 200 vies innocentes, ont  été gratuitement  fauchées, par la faute  d’un gouvernement qui a depuis longtemps renvoyé aux calendes grecques, les  préoccupations d’un peuple qui ne demande qu’à vivre paisiblement. Une fois de  plus, ce régime, désormais habitué à traverser allègrement le Rubicon de l’ignominie,  n’a pas volé sa réputation. Les images épouvantables qui nous parviennent,  mettent à nu le cynisme d’un gouvernement qui gère un désastre d’une telle  dimension dans l’amateurisme. Le CHU de Brazzaville, qui est tombé en  quenouille depuis des lustres au profit de l’achat massif des armes de guerre,  ne pouvait pas répondre à une telle tragédie. Dans une telle situation, chaque  minute compte pour sauver des vies. Mais au Congo, où les gouvernants se livrent   impunément à l’enrichissement illicite (le  scandale des biens mal acquis en est un volet essentiel)&nbsp;; depuis  longtemps, la vie humaine n’a plus de valeur.   
    Nous avons encore à l’esprit, les dégâts causés  par l’incendie du domicile du   Général  Blaise Adoua   le 31 mai 2010, transformé en armurerie. Sans commune mesure,  l’incendie provoqua des explosions et des détonations qui avaient fait fuir la  population voisine et avaient provoqué d’importants dégâts matériels. Le  serpent venait de  se mordre  la queue. On peut aisément se faire une idée  sur la quantité d’armes de guerre entre les mains des tenants de ce pouvoir.  
    S’inspirant de l’adage selon lequel, seule une  arme à sa portée peut te sauver, les tenants du pouvoir n’ont jamais envisagé  d’éloigner les dépôts d’armes des habitations.  La terreur, encore la terreur, toujours la  terreur, c’est leur leitmotiv.  Ils le  savent, le peuple congolais a fini par découvrir la folie qui habite certains  dirigeants maléfiques qui rallument  la  géhenne .Ils finissent ainsi de ruiner le monde,  semant et laissant  sur leurs passages, cendres, cris, cadavres et désolations. Avec la même  impudence, ils se livrent au spectacle scandaleux de la compassion, de  promesses inutiles…  
    On peut le deviner,   Sassou   porte en lui, l'âme de ces dirigeants qui estiment à tort,  qu’ils sont irremplaçables. Ni plus, ni moins dangereux qu'eux ; mais tout  simplement, exactement comme eux. Ils sont venus pour bousculer le monde, le  rendre un peu différent de ce qu'il était, avant eux. Pas forcément meilleur ni  pire, mais tout simplement (ou tragiquement – c'est selon), différent.   
    Bien que la résolution 1874  des Nations Unies, adoptée au mois de juin  2009, interdise la Corée du Nord d’exporter des armes, le régime de Brazzaville  se faisait un malin plaisir à violer  cette résolution se mettant ainsi en  contravention avec les Nations Unies.   L’Afrique du Sud avait intercepté en Novembre 2009, une impressionnante  cargaison d’armes en provenance de Corée du Sud   et à destination du Congo-Brazzaville. Une  inspection par les autorités sud-africaines avait permis de déterminer que la  cargaison contenait des pièces détachées de chars T-54 et T-55.   
    Ce régime est sous  l’emprise d’une paranoïa obsidionale qui prend ses fondements sur cette  obsession de la sécurité, en relayant au second plan des priorités (l’eau,  l'électricité, les soins pour tous) au demeurant plus pressantes.  
    Ce n’est que la  partie émergée de l’iceberg  de la  campagne d’importations d’armes de guerre. En revenant au pouvoir dans  les conditions que l'on sait,   Sassou   s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur. Il va  les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès  sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters  venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient  revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée  des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki,  avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond de  l’exhumation du  &quot;   Yaka Noki noki   &quot; qui avait fait ses  preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale.   
    L'euphorie de cette victoire militaire sur ses  adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion des marchands de la  peur, avaient fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui  croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait  la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme  sur tout le monde et seules les armes de guerre pourraient garantir leur  pérennité au pouvoir.  
    Alors que faut-il faire ?&nbsp; Souffrir ? Sourire  ? Rire ?   
    Non ! La question est trop grave. Notre  pays&nbsp; continue à offrir l'image d'un enfant qui tombe dans un puits. Les  témoins de la scène s'arrêtent à la margelle et personne n'ose entrer dans le  puits pour sauver le pauvre innocent. Le pays est à sauver. Et comme pour&nbsp;  la fameuse jarre de Ghezo&nbsp; Roi d'Abomey, l'apport de tout un chacun est  appelé à être décisif.  
  
     Djespel Maurice KIBANGOU     
    «&nbsp;  La plume libre au service du peuple  &nbsp;»  
    © Cercle La Rupture, Mars 2012    ]]></description><pubDate>Wed, 07 Mar 2012 16:59:00 +0000</pubDate><link>http://www.cercle-larupture.com/news/congobrazzaville-le-drame-de-lobsession-des-armes/</link><guid>http://www.cercle-larupture.com/news/congobrazzaville-le-drame-de-lobsession-des-armes/</guid></item><item><title><![CDATA[LE FCFA : MODESTE  REFLEXION  VERS UNE SOUVERAINETE  MONETAIRE]]></title><description><![CDATA[     

  C’est de notoriété publique&nbsp;!  La dépendance monétaire des Etats africains à l’égard de la France,&nbsp; est  un obstacle de taille à tout décollage économique des pays africains membres de  la Zone Franc. La littérature sur ce sujet, &nbsp;pourtant abondante dans le  registre des &nbsp;lamentations,&nbsp; l’est moins dans la crédibilité  des&nbsp; propositions &nbsp;relatives&nbsp; à une souveraineté  monétaire.&nbsp; Habitués &nbsp;à se morfondre&nbsp; devant un outil de  domination&nbsp; bien identifié, conçu par l’ex- colonisateur pour ses  intérêts, les Africains n’ont jamais su, ni voulu prendre leurs  responsabilités, pour envisager une déconnexion monétaire.   
    
  Je me garderais ici de m’étaler sur  les mécanismes &nbsp;du compte d’opérations, à travers lesquels &nbsp;50% des  avoirs extérieurs des Etats membres sont déposés sur ce compte, ouvert au  trésor public français et que la France a toujours utilisé à sa guise. &nbsp;Un  véritable joug &nbsp;financier qui ne dit pas son nom auquel &nbsp;sont soumis  ces Etats, avec discipline.   
    
  Au-delà &nbsp;des&nbsp;  persistantes &nbsp;rumeurs &nbsp;sur une autre dévaluation du FCFA, qui  &nbsp;viennent une fois &nbsp;de plus assombrir le ciel de ces Etats  membres,&nbsp; il est grand temps de regarder &nbsp;l’avenir avec  responsabilité, mais surtout de poser les jalons d’une véritable indépendance  monétaire.   
  Depuis l’indépendance  politique au début des années soixante, les dirigeants&nbsp; africains n’ont  &nbsp;pas mieux&nbsp; perçu l’importance de l’outil monétaire dans le  développement économique d’un pays. Ils ont une conception restrictive de la  monnaie comme instrument de transaction, alors que la monnaie a d’autres  fonctions.   
  La disposition d’un instrument  monétaire permet à un Etat de mettre en œuvre une politique économique  efficace, vecteur d’un progrès économique et social.&nbsp; Bien évidemment, à  condition de ne pas en faire un usage abusif et inconsidéré (Cas des  expériences maliennes et guinéennes qui furent un fiasco), mais plutôt une  utilisation intelligente et adaptée avec toutes les rigueurs possibles. De  même,&nbsp; une gestion monétaire souveraine offre&nbsp; à&nbsp; un Etat les  moyens de développer une politique de crédits&nbsp; et de rationalisation de  l’appareil productif conformément&nbsp; aux&nbsp; besoins de l’économie.   
    
  Voici &nbsp;&nbsp;comment&nbsp;  s’opèrerait&nbsp; cette indépendance monétaire, qui permettrait aux économies  africaines de se soustraire des contraintes&nbsp; engendrées par «&nbsp;le  malthusianisme monétaire&nbsp;» de la zone franc. Ce qui permettrait un  véritable financement de l’économie, tout en observant les règles de base de  l’émission monétaire et les équilibres macro-économiques.&nbsp; Des pistes  modestes certes, mais qui permettraient déjà d’effectuer un bond décisif&nbsp;  dans la gestion souveraine de la monnaie.   
    
  Nonobstant les difficultés&nbsp;  que connaît la zone monétaire Euro actuellement&nbsp;; au regard&nbsp; des  grandes tendances mondiales,&nbsp; l’heure n’est plus à une tendance  isolée&nbsp; dans l’aventure, c’est-à-dire à une  «&nbsp;balkanisation&nbsp;»&nbsp; qui ne pourrait&nbsp; que retarder, voire  entraver&nbsp; le développement économique&nbsp; et l’intégration régionale,  mais plutôt à une coopération.   
    
  La longue expérience de gestion  commune de la monnaie par les Africains au sein d’une même zone monétaire, a  créé des&nbsp; réseaux de solidarité monétaires qui seraient, somme toute, le  point d’appui&nbsp; pour la promotion de la souveraineté monétaire en instituant&nbsp;  une zone monétaire débarrassée&nbsp; de la gestion tutélaire de la France. Et  les règles de fonctionnement de la zone monétaire ainsi créée, prendront cette  fois-ci&nbsp; en compte, les besoins de nos économies.   
    
  D’abord, les pays membres&nbsp;  instaureront d’emblée un contrôle de change rigoureux pour empêcher l’évasion  des capitaux préjudiciable à l’économie par la ponction importante réalisée sur  l’épargne intérieure.   
    
  Chaque Etat membre adopterait&nbsp;  alors une réforme des institutions financières&nbsp; et bancaires locales en  vue de mobiliser l’épargne.&nbsp; Un véritable plan de réhabilitations des  circuits économiques, financières et bancaires sera envisagé, afin de drainer  vers le circuit financier officiel, la masse très importante d’épargne&nbsp;  qui&nbsp; circule dans les circuits informels et représente un manque à gagner  pour l’Etat.&nbsp; La plupart&nbsp; des banques de développement étant fermées,  il y a un engouement pour les tontines, basées sur la confiance mutuelle et  régulées par la pression sociale.   
    
  Ensuite, on instituerait&nbsp; un  renforcement de la coordination économique et monétaire entre les Etats  membres, une harmonisation des législations sociales&nbsp; et des affaires sera  incontournable. On centraliserait ainsi des réserves internationales dans un  Fonds Monétaire&nbsp; Africain. L’utilisation des avoirs sera soumise à  une&nbsp; procédure rigoureuse et à une surveillance commune afin d’éviter de  répéter &nbsp;les erreurs de la Guinée et du Mali.   
  Puisque la balance des  paiements&nbsp; de nos pays est mise à mal par l’importation des biens de  consommation de luxe, on pourrait envisager&nbsp; une taxe de 100% de ce type  de produits. Pour preuve, avec une consommation de 151&nbsp;000 bouteilles en  2010, le Congo&nbsp; a battu un autre record de médiocrité de 5econsommateur de  champagne&nbsp; en Afrique. Une consommation superflue&nbsp;!   
    
  Enfin, comme les matières&nbsp;  premières &nbsp;font l’objet d’une cotation,&nbsp; la future monnaie commune  africaine sera rattachée à un panier de matières premières &nbsp;telles que  l’or, l’uranium, le pétrole, le café, le cacao, etc…, ou&nbsp; à&nbsp; quelques&nbsp;  unes des pierres précieuses&nbsp; que les pays africains entrant dans l’union  exportent.&nbsp; Compte tenu des variations de cours de ces produits, une  procédure de révision périodique de la composition du panier devra être  envisagée.   
    
  Voilà &nbsp;des pistes non  exhaustives, mais réalistes&nbsp; pour arriver à une déconnexion monétaire,  pourvu que ces pays&nbsp; candidats procèdent avant tout à des plans  d’assainissement économique et financier.   
    
  En somme,&nbsp; on ne peut  naïvement s'accommoder d'un &nbsp;avilissement général ni à des faux  diagnostics du genre&nbsp;: les Africains n’y peuvent rien, nous n’avons pas  les moyens,&nbsp; la Françafrique&nbsp; etc.… on serait pour longtemps  &nbsp;loin, mais alors très loin, mais surtout &nbsp;à mille lieues des  solutions. Le temps de la mise en &nbsp;cause des mécanismes de spoliation  cacique mais &nbsp;«&nbsp;légale&nbsp;» &nbsp;de nos pays est révolu. Il  devient urgent de démanteler cet asservissement financier qui se cache  sous&nbsp; ces cyniques falbalas d’un autre âge.   
    
    Djespel Maurice KIBANGOU     
    «&nbsp;  La plume libre au service du peuple  &nbsp;»  
    © Cercle La Rupture, Février 2012    ]]></description><pubDate>Fri, 10 Feb 2012 20:23:00 +0000</pubDate><link>http://www.cercle-larupture.com/news/le-fcfa-modeste-reflexion-vers-une-souverainete-monetaire/</link><guid>http://www.cercle-larupture.com/news/le-fcfa-modeste-reflexion-vers-une-souverainete-monetaire/</guid></item><item><title><![CDATA[MATHIAS DZON SERA T-IL LE PROCHAIN PRESIDENT DU CONGO?]]></title><description><![CDATA[     

  

  


  

  

  

  

  

  

   
		        
		      	

     Mr Mathias DZON   a répondu à nos questions lors de son passage à Paris, une semaine après sa rencontre avec l'opposition politique de la diaspora congolaise.    

     Mr Mathias DZON    est l'opposant le plus en vue actuellement face au pouvoir de Sassou - Nguesso. Il est le président de l'UPRN, de l'ARD et membre du FPOC.    

   C'est un homme serein que nous avons trouvé, bien assis avec modestie dans sa conviction d'être utile pour le Congo au plus haut niveau . Il cite le Général De Gaulle qui disait "sans conviction, il ne sert à rien de se lancer dans la politique" .  

   Avec l'aisance qu'on lui reconnait, il décrypte le bilan économique de Mr Sassou -Nguesso, président actuel du Congo, qu'il juge désastreux et considère que l'opération "Congo Vision 2025" est tout simplement une escroquerie politique. A l'inverse, il nous ébauche sa stratégie socio-économique pour redonner "sa chance" au Congo afin d'entrer dans le club des nations modernes.  

  Il donne sa position sur le FCFA notamment sur la question du compte d'opérations et s'exprime sur la question de la dévaluation du FCFA .  

   Il est également revenu sur les ratés du Front des Partis de l'Opposition Congolaise (FPOC) malgré lesquels il est convaincu de sa combativité à changer la donne démocratique au Congo, un changement qui a besoin de la diaspora politique congolaise. C'est pourquoi appelle-t-il cette diaspora à une meilleure coordination de ses actions afin de créer un rapport de force favorable face au pouvoir de Brazzaville.  

   Enfin, il nous explique qu'il est un homme de rupture et croit en la maturité du peuple congolais capable de reconnaître le leader qu'il lui faut en regardant aux actes, aux comportements et à la vision de chacun. Suivez plutôt cette interview.  

  Egalement disponible sur Twitter http://twitter.com/#!/CercleLaRupture/    
 
  Interview réalisée à Paris le 22 janvier 2012 par Amédée KETI.    
    


©  Cercle La Rupture, Janvier 2012
]]></description><pubDate>Wed, 25 Jan 2012 20:16:20 +0000</pubDate><link>http://www.cercle-larupture.com/news/mathias-dzon-sera-til-le-prochain-president-du-congo/</link><guid>http://www.cercle-larupture.com/news/mathias-dzon-sera-til-le-prochain-president-du-congo/</guid></item><item><title><![CDATA[COREE DU NORD - CONGO DE SASSOU: CHERCHEZ L’ERREUR]]></title><description><![CDATA[     


  Pour mettre en évidence les similitudes entre la Corée du Nord,  vampirisée par  la dynastie dictatoriale  des Kim  et le Congo-Brazzaville, mis en  charpie par  la dictature  Sassou, j'ai opté pour une démarche qui  emprunte tout autant à l'analogie qu'à la réflexion pure. Comme Raymond  Queneau,  d’aucuns pinailleront à satiété  que toute comparaison étant minée par de limites,  jamais elle ne ferait  office de preuve. Qu’on ne prouverait rien  par la comparaison&nbsp;!   
  A la faveur du décès  du  dirigeant nord-coréen Kim Jong –II, nous avons eu droit aux  reportages   télévisuels surréalistes, mettant en exergue le désarroi collectif de la  population qui manifestait à qui mieux-mieux son affliction face  à la perte du grand leader de leur nation.  De fait, le climat de suspicion généralisé,  délibérément mis en place par ce pouvoir, condamne par la clameur publique,  quiconque ne manifesterait pas sa douleur de façon ostensible. Aussi paradoxal  que cela puisse paraître, ces loques humaines, privées du minimum vital par ce  despote, souffrent  d’une forme rare de  syndrome de Stockholm. Ce phénomène psychique  caractérisé par l’empathie qu’une victime    éprouverait  à l’égard de son  ravisseur. Pathétique&nbsp;!  
  Kim Jong-Un  va hériter  d’une économie moribonde dans un pays marqué par la famine et de graves  pénuries alimentaires à répétition. Son illustre  défunt  de père a abondamment  utilisé la propagande, un culte exacerbé de la  personnalité, une armée docile et les camps de travail pour maintenir son  pouvoir comme l'avait fait son père avant lui.  Dans ce pays, toute chose émane du leader et  finit en lui. Les chansons chantent sa gloire. Tout progrès s’obtient grâce à  sa vision.  
  Osons la comparaison, relevons les similitudes. La Corée du Nord  est un Etat à parti unique avec un Front Uni mené par le parti du travail de Corée  (KWP). Evidemment, pour user de la formule consacrée, toute similitude avec le  parti congolais du travail, qui fait la pluie et le beau temps au Congo,  n’est que fortuite. Le PCT,  ce parti artificiellement hégémonique, n’est  majoritaire à l’Assemblée nationale que par des turpitudes  des magiciens de Mpila qui ont concocté d’étranges  circonscriptions peuplées de fantômes, les votants étant plus nombreux que les  inscrits. La logique mathématique est mise à rude épreuve.  Résultat des courses&nbsp;: ce parti est plus  revigoré qu’au temps du monopartisme.   
  Le gouvernement de la Corée du Nord  suit l'idéologie officielle d'autonomie du  Juche développée par le président Kim Il Sung, déclaré «&nbsp;président  éternel&nbsp;» après sa mort et succédé par son fils Kim Jong Il. Au pays de  «&nbsp;l’immortel&nbsp;» Marien NGouabi, on voit avec quel cynisme, tout espoir  d’alternance est anéanti  par le système  Sassou, notamment lors de la diversion d’EWO où les dés étaient pipés depuis,  consacrant la pérennité dictatoriale.  
  Si un Nord-coréen regardait la Télévision nationale  Congolaise,  il ne risquerait pas d’être  dépaysé&nbsp;! Il y verrait le même culte de la personnalité avec un Président  omniprésent. Des reportages sur les grandes réalisations du «Grand bâtisseur»  passent à longueur de journée et débordent même sur les&nbsp; autres  télévisions privées à coup de millions de francs CFA. On peut le rappeler  opportunément&nbsp;; ces télévisions privées appartiennent,  soit à un autre faucon du régime impliqué dans  l’affaire qui hante leurs nuits&nbsp;:&nbsp;«&nbsp; l’affaire des disparus du Beach&nbsp;»,  le Général Dabira, ou appartenant au grand frère du Président, Maurice NGuesso,  devenu homme d’affaires redoutable. La preuve tangible d’une véritable main  basse sur les pans entiers de l’économie congolaise par ce clan mafieux.   
  L’insigne impéritie du système   congolais, éclate désormais dans toute son horreur. Aussi  ministres, dé­putés (presque tous nommés),  Directeurs généraux, administrateurs, chefs d’entreprises musiciens ou simples  vendeuses de poisson&nbsp;; bref,  tous  ceux qui ont l’inespérée occasion de parler devant une caméra de  Télé Tâ NKOMBO, s’appliquent à  construire  l’imaginaire à partir des  références à mille lieues de la réalité. Sur ce, ils  rivalisent d’ardeur pour chanter la vision  extraordinaire du Grand leader, Grand bâtisseur, Grand maître, Grand Timonier,  la seule constante…  
  Toute proportion gardée, nous sommes habitués au Congo à ces scènes  d’hystérie collective à l’occasion  des  déplacements du «&nbsp; Grand bâtisseur&nbsp;»  lors  des  dépôts  de pierre ou des pseudo-inaugurations. Cette façon de faire, symptomatique des  régimes staliniens, constitue à double tire une véritable escroquerie. D’abord,  les réalisations sont dans une large mesure financées  sur emprunt à long terme auprès de la Chine  et  de la Communauté Européenne et non  sur fonds propres, en dépit de l’explosion des recettes pétrolières. Ensuite,  ceux qui viennent applaudir le Grand Timonier congolais, sont transportés par  bus entiers sur les lieux de propagande. Où est donc passé l’argent du  pétrole&nbsp;?  
  Par conséquent, si un  Nord-Coréen visitait «&nbsp; le pays de Marien&nbsp;»  par l’intermédiaire d’un affidé du régime, il  ne serait pas tout aussi dépaysé. On lui ferait visiter sûrement le monument de  la honte, planté en plein cœur de Brazzaville et construit à coups de milliards  de F CFA, alors que l’ascenseur du CHU à quelques encablures de ce sinistre  lieu, est en piteux état. On lui ferait une projection sur l’aéroport  Maya-maya, le barrage d’Imboulou, tous construits par  ses voisins,  les chinois&nbsp;; également financés par eux,  inspirés par     les grandes idées du Président Bâtisseur  couchées   noir sur  blanc dans son funeste  «&nbsp;Chemin d’avenir&nbsp;»…&nbsp;  
  On lui ferait un cours sur  le «&nbsp;sassouisme&nbsp;», doctrine visionnaire&nbsp; du Grand Maître et qui  est en train de mener le pays à la prospérité, un Congo émergent en …2025(sic).  Et enfin, on lui présenterait le successeur du Grand Maître, son fils  Christel NGuesso, promu au Comité Central du  PCT, et  qui  continue de  gérer l’aval pétrolier au sein de la  SNPC,  la caisse de l’épicerie familiale,  alors que son incompétence et son impudence caractérisées ne sont plus un  secret pour personne. Son  seul  exploit&nbsp;; il a réussi à  siphonner  les recettes pétrolières du Congo à travers la défunte COTRADE, ce qui   lui a  valu d’être   épinglé  par les experts des Institutions de Bretton  Woods  qui avaient exigé la dissolution sur-  le- champs de cette odieuse structure. Comme Kim Jong-un, il   a  naturellement hérité des qualités de son géniteur pour conduire à bon port le  destin du peuple. Destin fait de misère, de grandes famines, de recrudescence  des maladies moyenâgeuses, de géants pillages des recettes pétrolières, bref un  destin mis en péril ad vitam aeternam.  
  Blackout oblige,  le Nord coréen se sentira une fois de plus  chez lui au Congo quand il apprendra par la presse internationale que les autorités sud-africaines avaient  saisi en novembre 2010  deux conteneurs transportant les pièces des  armes coréennes, qui ont été énumérées en tant que «   pièces de rechange   ».     Ces containers  portaient une  quantité importante de pièces pour les «&nbsp;chars T-55&nbsp;» y compris les appareils de pointage, des radios,  des voies et&nbsp; d’une valeur d'environ un demi million de livres sterling. Selon  les autorités sud-africaines, le port de destination finale était Pointe Noire  en «&nbsp;République du Congo&nbsp;».  Il pourra également s’informer sur une autre vente d’armes. En effet,  en décembre 2010, les autorités  thaïlandaises avaient arrêté cinq personnes, relâchées depuis, et bloqué sur un  aéroport de Bangkok un avion cargo de type Ilyoushine transportant des armes de  guerre venant de Corée du Nord vers le Congo. Pour se maintenir au pouvoir par la  terreur, Sassou NGuesso, adopte cette politique d’importation massive d’armes,  analogue au Songun, la politique «&nbsp;de l’armée d’abord&nbsp;» adoptée par Kim  Jong-Il afin de renforcer le pays et le gouvernement.  
  Beaucoup de dictatures  ont été   expédiées aux mille diables ces derniers mois, on ne peut que s'en  féliciter. Cette pointe d’optimisme est diluée  dans  des perspectives  sombres, tant au Maghreb, ce sont les  religieux qui pointent leur nez, et en Corée du nord, les dictatures se  transmettent de père en fils. Le destin de la Corée du Nord est, somme  toute,  lié à celui de  Kim Jong-deux (Kim Jong-un) qui saura très  vite se faire aimer, lui aussi. Celui du Congo, tributaire de la rente  pétrolière, est comme vous le savez déjà entre les mains de la dynastie  dictatoriale de Sassou. Dénis Christel Sassou NGuesso (Sassou II) qui  régente  la part du pétrole congolais, le  nerf de la guerre, gère  ipso facto  le destin de tout un pays. Cherchez l’erreur…  
    Djespel Maurice KIBANGOU         
    «&nbsp; La plume libre au service du peuple  &nbsp;»  
    © Cercle La Rupture, Décembre 2011    ]]></description><pubDate>Fri, 30 Dec 2011 10:00:59 +0000</pubDate><link>http://www.cercle-larupture.com/news/coree-du-nord-congo-de-sassou-cherchez-lerreur/</link><guid>http://www.cercle-larupture.com/news/coree-du-nord-congo-de-sassou-cherchez-lerreur/</guid></item><item><title><![CDATA[LE GRAND ECHIQUIER ]]></title><description><![CDATA[     

  Gouverner  c’est prévoir, et prévoir c’est avoir l’aptitude d’anticiper l’avenir sur la  base des faits présents, et à partir des développements que ceux-ci sont à même  de connaître.   
  La  vie politique congolaise apparaît comme un grand échiquier sur lequel plusieurs  acteurs sont en action dans le cadre d’un paysage politique précis, et dont les  différents jeux à venir peuvent être anticipés dès lors qu’on s’inspire des  faits qui se donnent à nous et de leurs développements éventuels.  
  Le  paysage politique actuel de notre pays nous offre un seul acteur qui détient  tous les organes du pouvoir et verrouille tout le système. Cet acteur  politique, vient une fois encore de renforcer ses rangs à l’occasion de son  congrès en phagocytant un certain nombre des partis et associations.  Contrairement à la configuration politique issue de la conférence nationale  formée de trois acteurs politiques majeurs&nbsp;:  Le MCDDI, L’UPADS, et Le PCT. La  configuration actuelle n’offre qu’un seul acteur qui influe sur la vie  politique congolaise alors que le MCDDI et l’UPADS ne sont plus que l’ombre  d’eux-mêmes. En effet, alors que le PCT ne bénéficiait pas de l’unanimité au  Nord du pays, son autorité était disputée par plusieurs autres partis  politiques ( RDD, UFD….), le fait de détenir le pouvoir a fasciné tous ces  partis politiques qui se retrouvent tous derrière ce parti.   
  Ainsi,  nous avons un PCT qui par la fascination du pouvoir qu’il détient est quasiment  assuré de l’unanimité des forces politiques de l’espace politique du Nord.  
  Face  à cet acteur politique omniprésent, le MCDDI et l’UPADS souffrent de la  disparition de leurs leaders respectifs du paysage politique. Ces deux partis  politiques se retrouvent politiquement immobiles par manque d’un leader qui  incarnerait la volonté du parti et donc l’action. Ici, le risque pour ces deux  partis est que le souvenir des leaders charismatiques à savoir LISSOUBA et  KOLELAS puisse se perdre dans la mémoire des populations de leurs bases  respectives. En effet, la nouvelle génération qui n’a pas vécue la conférence  nationale souveraine, et n’était pas impliquée dans la politique post  conférence nationale du fait de leur jeunesse n’a pas assez de souvenir de la  vie politique impliquant ces leaders pour se sentir d’emblée militant de ces  partis comme leurs ainés. Ce risque est plus grand pour l’UPADS que pour le  MCDDI car pour le MCDDI, l’appartenance à ce parti est le fait de l’ethnie et  le fait qu’il soit monoethnique peut favoriser la transmission du souvenir  politique du leader par un récit ethnique. Alors que pour l’UPADS, le fait que  sa base ne soit qu’une identité politique inventée sans ancrage ethnique unique  mais composite, elle est plus menacée de dislocation, et ce d’autant plus que  entre les cadres de ce parti l’heure n’est pas à l’harmonie.  
  Aussi,  la conférence nationale n’étant plus forcement la référence de la nouvelle  génération issue des bases de l’UPADS et du MCCDI, souvenir qui se meurt même  dans l’esprit des cadres de ces deux partis, nous en voulons pour preuve la  reconnaissance de l’actuelle constitution par ces partis, il leur faut  s’attacher à d’autres souvenirs encore vivaces susceptibles de resserrer les  rangs de leurs militants même en l’absence des leaders charismatiques.  
  Le  souvenir récent partagé aussi bien par les ainés que par les jeunes issus de la  nouvelle génération est bien les affres de la guerre de 1998.  
  Ces  deux partis pour redynamiser leurs bases devraient donc se forger un discours  sur les persécutions et les tribulations vécues par les populations toute  catégorie confondue pour générer un sentiment de communauté de ressenti.   
  Cela  suppose qu’au sein des cadres dirigeants de ces partis, il y’ait un  positionnement clair au sein de l’opposition pour lutter contre le pouvoir  militariste du PCT responsable des tribulations connues par les populations à  l’occasion de la guerre de 1998.  
    
  Le  positionnement du MCDDI au sein du pouvoir est en parfaite contradiction avec  le ressort que nous venons d’évoquer notamment celui du partage en commun du  ressenti de la guerre de 1998. Le fait pour lui d’être au pouvoir avec l’acteur  de ce ressenti lui enlève la force morale pour dynamiser ses militants sur ce  ressort. Ce qui nous conduit à penser que l’avenir politique du MCDDI est sans  horizon, son sort est lié à celui du PCT car ses attentes sont en antinomie  avec celles de ses militants. Ici, il y a donc une carte à jouer pour des  personnalités ou partis politiques qui s’inspireraient du ressort que nous  avions évoqués pour mobiliser cette base perdue.  
  L’avenir  pour l’UPADS est de travailler à renforcer l’identité politique inventée qui  est sa base électorale par le souvenir de son leader charismatique et par celui  de la guerre vécue par ses populations. Nous dirons qu’en l’état actuel le sort  de ce parti est l’inertie car ses cadres dirigeants sont occupés à la guerre  pour le contrôle du parti alors même que la cohésion de sa base ne va pas de  soi. En effet, nous nous souvenons que la guerre entre les cadres de l’UPADS  pour le partage du pouvoir occasionna la création de l’UR animée par des cadres  soundis, kamba et dondo. C’est dire que la guéguerre entre les cadres  dirigeants de l’UPADS peut se solder par une segmentation de la constellation  ethnique qui constituait la base électorale de ce parti.  
  Nous  avons donc un paysage politique d’où ne transparaît aucun élément susceptible  de venir inquiéter le jeu du PCT sur le grand échiquier politique national. Il  est seul maître à bord, fort du pouvoir et de la fascination qu’il exerce, il  lui suffira de tirer les ficelles de la guéguerre entre les cadres dirigeants  de l’UPADS, encourager ces cadres à créer des nouveaux partis pour que la base  électorale de ce parti soit dispersée.   
  Les  mouvements d’opposition de la diaspora ont donc une carte à jouer pour le  renouveau du discours politique dans notre pays et pour servir de contre poids  au jeu solitaire du PCT.  
  Il  sera nécessaire d’inventer un discours politique réunissant tous les éléments  de nature à raviver la mémoire des ainés et des nouveaux jeunes sur la nécessité  d’une RUPTURE avec la classe politique actuelle.  
  
  Maître BRICE NZAMBA      

  &copy;  Cercle La Rupture, Décembre 2011  

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